Dans un monde en constante évolution et un marché du travail présentant de nouveaux défis, il est crucial de garantir la solidité et la viabilité de son projet professionnel. Au-delà de l’intérêt personnel, la profession de kinésiologue exige la capacité de faire face à des enjeux majeurs : entreprenariat, création et maintien d’une bonne réputation, qualité de la pratique et respect de l’éthique…
Dans cette section, vous trouverez des informations complètes sur les missions et les spécificités du métier de kinésiologue, ainsi que des conseils pour débuter sereinement votre activité de kinésiologue.
Vous venez d’obtenir votre certification professionnelle en kinésiologie. Félicitations ! Si vous envisagez de lancer votre activité de kinésiologue, la première étape essentielle est de choisir un statut professionnel pour exercer légalement.
Il est important de souligner qu’il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais » statut : plusieurs options sont disponibles pour les kinésiologues, chacune ayant ses avantages et inconvénients.
Voici quelques idées pour aider les kinésiologues à trouver un statut qui leur convient :
Le statut d’autoentrepreneur est particulièrement populaire parmi les kinésiologues en raison de ses nombreux avantages. Ce statut offre une grande flexibilité dans la gestion de l’activité. La création du statut, les déclarations de chiffre d’affaires, ainsi que le paiement des charges et impôts sont extrêmement simplifiés et peuvent être effectués en ligne. De plus, ce statut peut être cumulé avec d’autres, comme le salariat ou la retraite.
Contrairement à l’Entreprise Individuelle classique, l’autoentrepreneur paie des charges sociales et des impôts mensuellement ou trimestriellement en fonction de son chiffre d’affaires, c’est-à-dire ce qui a été facturé. Par exemple, si un kinésiologue choisit de ne pas travailler un mois, il n’aura pas de charges ni d’impôts à payer pour ce mois-là. Ce statut offre donc une grande liberté professionnelle, avec la possibilité de le clore à tout moment et peu de frais de fonctionnement.
Cependant, le statut d’autoentrepreneur présente certaines limitations. Notamment, il existe un plafond de chiffre d’affaires. De plus, la TVA sur les achats et les frais d’exploitation n’est pas déductible.
L’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) est une variante de la Société à Responsabilité Limitée (SARL) avec un seul associé. Bien qu’elle suive les mêmes règles qu’une SARL classique, certains ajustements sont nécessaires en raison de la présence d’un seul associé.
Dans une EURL, l’entreprise et son dirigeant sont distincts juridiquement et fiscalement. La société est une entité juridique indépendante qui doit publier un bilan comptable annuel. Le dirigeant, appelé gérant, peut choisir de devenir salarié de sa société ou de se distribuer des dividendes sur les bénéfices réalisés en fin d’année, s’il est l’unique associé et opte pour l’Impôt sur les Sociétés (IS). Contrairement à l’autoentreprise, les frais d’exploitation de l’EURL sont déductibles du chiffre d’affaires.
Un avantage de l’EURL est la possibilité de la transformer facilement en SARL et la limitation de la responsabilité du gérant au montant du capital investi (sauf en cas de faute de gestion). Toutefois, ce statut peut être coûteux en raison des frais et formalités de constitution, des frais de comptabilité, ainsi que des taxes et impôts, ce qui peut représenter un obstacle pour un kinésiologue débutant.
Bien que moins courant, certains kinésiologues choisissent de travailler en tant que salariés. Divers établissements, tels que les cliniques, les centres de rééducation et les structures hospitalières, peuvent offrir des opportunités d’emploi.
Le salariat présente plusieurs avantages pour un kinésiologue, notamment la stabilité des horaires de travail, un salaire fixe et des congés payés.
Une fois le statut professionnel choisi, il est temps de déterminer le lieu d’exercice. Les options incluent un cabinet privé, des visites à domicile, l’utilisation de son propre domicile ou un centre. Voici quelques éléments à considérer pour choisir l’endroit idéal et des conseils pour travailler dans les meilleures conditions.
Ouvrir un cabinet dédié exclusivement à la pratique de la kinésiologie peut sembler être la solution idéale pour travailler sereinement. Un cabinet personnel offre un espace sans distractions, agréable tant pour le kinésiologue que pour les clients. Il favorise la concentration, la confidentialité et le calme, éléments essentiels pour des séances de kinésiologie efficaces. De plus, séparer le lieu de travail du domicile est souvent apprécié.
Cependant, il faut prendre en compte le coût du loyer ou du prêt pour le cabinet. Définir un budget mensuel pour le loyer est crucial et peut influencer le choix de l'emplacement. Il ne faut pas non plus négliger les frais supplémentaires tels que les meubles (bureau, chaises, décoration) et le matériel de kinésiologie (table, affiches).
Si un cabinet semble être la meilleure option, mais que le loyer est un souci, le partage de local est une solution. Toutefois, il faut vérifier que les autres professionnels exerçant dans le même espace ou à proximité ne créent pas de nuisances, comme du bruit. Il est également important de s’assurer de l’accessibilité du cabinet, avec des commodités telles qu'un parking, un arrêt de transport en commun à proximité, et des installations pour les personnes à mobilité réduite.
Si ouvrir un cabinet n’est pas envisageable, une alternative viable est de se rendre chez les clients. Pour un kinésiologue débutant, cette option évite les frais mensuels d'un local lorsque les revenus sont encore irréguliers. Travailler au domicile des clients présente plusieurs avantages, notamment celui de créer un environnement de confiance et de confort pour les clients, ce qui peut rendre les séances plus efficaces.
Cependant, il y a aussi des inconvénients à cette approche. Les frais de déplacement peuvent rapidement s'accumuler, surtout si les visites ne sont pas bien organisées. Le temps passé en transport est du temps perdu qui peut affecter la ponctualité et générer fatigue et stress, ce qui peut nuire à la qualité des séances.
S’installer comme kinésiologue chez soi est une option possible si la taille et la configuration de votre logement le permettent. Cette solution présente plusieurs avantages : pas de frais de transport ou de loyer, gain de temps, proximité avec la famille et grande liberté pour personnaliser l’espace de travail.
Cependant, cela nécessite une bonne organisation et parfois une autorisation particulière si vous êtes locataire ou en copropriété. Il est essentiel de consacrer une pièce entière à la kinésiologie pour assurer un environnement calme et confidentiel. Les bruits et activités domestiques doivent être minimisés : les membres de la famille, les odeurs de cuisine, les décorations trop personnelles ou les animaux de compagnie peuvent perturber les séances. Il est donc préférable d’éviter les pièces comme le salon ou la salle à manger si elles sont utilisées régulièrement.
Bien que le métier de kinésiologue ne soit pas réglementé par l’État, il est encadré par une éthique stricte qui guide la pratique professionnelle.
Exercer en tant que kinésiologue exige de suivre un code de conduite spécifique envers les clients. La déontologie du métier de kinésiologue précise les attitudes et les valeurs à adopter lors de la pratique. Le kinésiologue doit démontrer diverses qualités telles que l'écoute attentive, la tolérance, la maîtrise de ses propres émotions et réactions, la patience, et le respect de la personne, de ses croyances, de ses choix, ainsi que de son intimité morale et physique. Ces principes s'appliquent indépendamment de l'âge, du genre, de l'origine, de l'orientation sexuelle ou du statut social du client.
En plus de respecter la déontologie, le kinésiologue doit être conscient de ses limites et agir avec humilité, surtout en ce qui concerne le domaine médical. Le kinésiologue n'est pas un médecin et ne peut donner des avis médicaux sur des problèmes tels que les infections, les douleurs sévères, les traumatismes, les lésions ou les maladies. Il ne peut pas établir de diagnostics médicaux, prescrire des traitements ou des régimes alimentaires spécifiques, ni influencer la prise ou l'arrêt de médicaments. Lorsqu'un problème dépasse ses compétences, le kinésiologue a le devoir moral de diriger la personne vers un professionnel de santé qualifié.